a4 challenge, un encouragement à l'extrême maigreur

A4 Challenge. C’est comme ça que s’appelle ce défi venu d’Asie. Il s’agit d’espérer que la taille ne dépasse pas d’une feuille A4 placée directement sur son ventre. Un exemple parmi des dizaines des opportunités de s’autocritiquer négativement, par comparaison aux autres sur le web. C’est une autre façon pour les jeunes filles de confronter leur corps à des standards imposés par un défi visant à déterminer si elles conviennent à un idéal minceur aussi  triste qu’inutile mais qui représente bien ce que notre recherche tend à mettre en lumière en matière d’indices de souffrance numérique.

A4 Challenge et autres vecteurs en matière de troubles alimentaires

En amont des graves moments de crise que traversent les jeunes, on trouve d’abord et avant tout des indices déjà bien inquiétants de chacune des marches qui peuvent mener à ces moments de profond désespoir. Pour les parents, les intervenants et l’entourage plus large des jeunes, connaître ces composantes nourrissant la souffrances intérieures est nécessaire voire indispensable.

En envisageant l’escalade de détresse des jeunes, on se rend compte que les médias sociaux peuvent participer grandement aux comparaisons injustes qu’ils s’imposent entre eux. Ils tentent d’atteindre ces buts ou ces standards impossibles pour tous et qui deviennent, par validation de groupe et et encouragements des pairs, des critères qu’ils considèrent comme nécessaires à leur acceptation au sein de leur communauté. S’il leur est impossible de les atteindre par des moyens sains pour y arriver, ils peuvent alors s’imposer des comportements autodestructeurs. On peut espérer à la base que les jeunes en viennent à accepter et apprécier leur corps pour ce qu’il est, il n’en demeure pas moins qu’il est aussi impératif d’être alerte et attentif au fait qu’ils sont confrontés quotidiennement et plusieur fois par jour à cette diffusion de critères de beauté auxquels il ou elles peuvent difficilement s’identifier.

Pour vaincre des standards de beauté pervers comme le A4 Challenge, on peut éduquer en présentant une variété de beauté

En sexologie, on rappelle fréquemment l’importance de varier l’imaginaire sexuel afin de ne pas se cantonner dans un seul modèle stimulant. On ne saurait trop rappeler combien en éducation il est impératif de présenter à nos jeunes l’évolution du diktat de la mode quant au corps et la diversité des formes que la mode a privilégié avec les années mais aussi les époques.

L’intérêt est de souligner quatre points importants aux jeunes :

  1. La mode ne représente pas ce qui attire les personnes entre elles. Elle impose ses standards en les diffusant plus largement ;
  2. Mon type de beauté tel qu’il est, si je tiens à faire partie d’un ensemble,peut donc appartenir aux préférences d’une grand nombre de personnes ;
  3. J’ai un seul pouvoir, apprendre à explorer des beautés qui me ressemblent et connaître leur belle histoire ;
  4. Je suis, tel que je suis, une personne qui peut donc être perçue attrayante, attirante et m’apprécier comme tel.

On peut éduquer les adolescentes et les adolescents en présentant l’évolution de l’idéal présenté par des courants de mode et ainsi rappeler combien il est faux de prétendre que l’attrait se limite à ce qu’on nous projette dans une époque donnée. L’attrait des personnes entre elles dépend tout simplement des goûts propres à chacun. Encore une fois, c’est à nous comme éducateur et éducatrice de prendre le temps de faire le tour de ces questions. Cette vidéo peut être un excellent point de départ pour le faire.

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