La semaine nationale de prévention du suicide 2018 aura lieu cette année du 4 au 10 février 2018. C’est une occasion pour chacun d’entre-nous de poursuivre la réflexion à propos de notre rôle en tant que personne au sein de notre couple, de notre famille, de nos amis et de nos collègues en tant que porteur d’espoir résolument tourné vers l’écoute attentive des autres.

La semaine nationale de prévention du suicide 2018 : Pourquoi pas chaque semaine ?

Martin Comeau est directeur des communications de l’organisme Survivre

Il y a trois ans, j’avais fait un premier “coming out” à propos de moi, de mon vécu face au suicide de mon frère et de ma propre relation avec le manque d’espoir qui peut entretenir l’idée du passage à l’acte. J’avais fait le choix d’en parler, dans l’espoir réel qu’oser cette transparence et cette ouverture donne la chance de libérer d’autres paroles, d’autres émotions vécues en solitaire par tellement de gens.

Encore aujourd’hui, grâce à ce premier exercice de livrer ma propre expérience publiquement, je suis plus familier avec l’acceptation de mes conditions de vie en tant que personne, puis en tant que personne atteinte de maladie mentale. Comme pour plusieurs, j’ai la chance de fonctionner en sachant mes défis, mes limites, mais de pouvoir aussi affirmer aujourd’hui avec dignité que je fais le choix de survivre aux obstacles, malgré cette graine de désespoir qui se pointe en moi quelques fois comme chez beaucoup d’entre-nous.

Cette année le thème de la semaine nationale de prévention du suicide est : Parler du suicide sauve des vies

C’est cet espoir que je vous partageais à propos de mon coming-out sur le suicide. Je suis en accord avec chaque mot du thème choisi cette année. Dès que l’un ou l’une d’entre-nous, animé du choix aussi furtif soit-il de mourir, choisi plutôt de vivre, on entre dans le cercle fantastique des survivants et survivantes. Des gens qui ont choisi l’espoir sans le voir clairement. Un choix basé sur une foi aussi aveugle qu’engagée que l’avenir peut réserver absolument mieux que de fermer la lumière et les possibles par le suicide. S’enlever la vie, c’est remettre son souffle vital dans les mains du désespoir et définitivement fermer la porte aux parfois bien petites mais combien riches occasions de redécouvrir l’émerveillement, un petit pas à la fois.

Quand Raymond Viger parle de la maladie des émotions dans son dossier suicide, j’apprécie et souligne un extrait qui parle aussi de la clé de la guérison :

Blessés dans nos émotions, c’est par celles-ci que nous pourrons guérir.

Cet espoir de guérison, c’est celui-là dont il faut faire la démonstration en tant que proche d’une personne suicidaire. C’est la maladie de la perte d’espoir, le désespoir porte en lui le germe de pouvoir guérir. Faisons de l’approche de la semaine nationale de la prévention du suicide un moment de chaque jour. Choisissons de partager notre victoire sur les idées suicidaires. Parlons du fait que nous sommes des survivants, des survivantes, pour sauver des vies.

Partager sa propre expérience, c’est souvent parler en démontrant sa vulnérabilité, en se rendant accessible aux autres et dans une position d’égal, à égal. #survivremonchoix est le mot-clic de notre campagne pour la semaine nationale de prévention du suicide 2018. N’hésitez-pas à le suivre et partager avec nous.

 

 

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