Le processus suicidaire est la somme de plusieurs facteurs qui augmentent le stress et le désespoir. Depuis les années 1990, le taux de suicide diminue d’année en année au Québec, étant passé de 22 décès pour 100 000 habitants, à 12.4 en 2017, soit près de deux fois moins de suicides par année. 

Un éditorial de Raymond Viger – Dossier Suicide

À quoi peut-on s’attendre avec la pandémie que nous traversons? En réalité, malgré tous les modèles que les chercheurs peuvent échafauder, personne ne peut le savoir. Parce qu’il y a des facteurs aggravants et d’autres qui diminuent le risque.

Par exemple, perdre son emploi, ne plus savoir comment payer son loyer et acheter son épicerie peut faire augmenter radicalement le stress et l’anxiété. Par contre, apprendre que le gouvernement va remettre une Prestation canadienne d’urgence pour soutenir ceux qui sont touchés et les aider à traverser la pandémie aura l’effet contraire.

Les écoles étant fermées, le stress relié à la réussite scolaire peut diminuer. Mais parallèlement, la violence, le harcèlement et l’intimidation que certains y vivent diminueront aussi.

Chaque personne adoptera une attitude différente face aux facteurs aggravants ou à ceux qui peuvent la sécuriser. Le niveau d’anxiété ou de calme variera donc d’un individu à l’autre. Dans un même milieu de vie, certains réagiront dans un sens tandis que d’autres iront directement à l’opposé.

Une chose est sûre, cependant. Au sortir d’une crise, les gens fragiles et vulnérables ont de la difficulté. Ils voient les personnes de leur entourage profiter de la vie et passer à autre chose. La crise est derrière eux et l’heure est aux réjouissances. Mais pour l’âme en peine, voir les autres dans la joie et le bonheur ne fait qu’amplifier le sentiment de solitude et de tristesse qui l’accable.

En tant qu’intervenant de crise auprès de personnes suicidaires, même si les statistiques globales démontrent que le suicide n’est présentement pas un problème au Québec, je peux dire que la pandémie a fortement ébranlé la communauté de jeunes que nous accompagnons. Parce que ces jeunes étaient confortés par une routine. Et que celle-ci n’existe plus. Briser une routine peut en insécuriser plus d’un.

Et lorsque la crise tirera à sa fin, certains en sortiront grandis et plus forts. D’autres, plus vulnérables et plus fragilisés.

Gardons un œil ouvert sur nos proches. Notre présence, notre réconfort et notre soutien peuvent changer les choses.

Pour vous aider à reconnaître les signes avant-coureurs de la crise suicidaire, nous vous offrons un accès gratuit à notre guide d’intervention auprès de personnes suicidaires. Disponible en français et en anglais, ePub ou PDF. Toutes les informations sur www.refletdesociete.com.

Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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